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mercredi 16 janvier 2013

La situation de l'internet en Chine et son impact sur l'hébergement d'un site destiné au marché chinois

L’internet en Asie pacifique 
L’Asie-Pacifique est actuellement la zone où le trafic internet est le plus important. En 2015, elle comptera pour 42% du trafic mondial. 

Les utilisateurs en Asie-Pacifique ont généré environ 67.000 petabytes (PB) de trafic internet en 2010. En 2015, ce trafic est estimé à 530.000 PB. Ce qui signifie que la moyenne de trafic était de 7,1 GB/mois en 2010 et qu’elle sera de 31,2GB/mois en 2015.
 


Le trafic en Asie se divise en 2 zones
• L’Asie-Pacifique « développée » : Japon, Corée du sud, Singapour, Hong-Kong, Taiwan, Australie et Nouvelle-Zélande. Ces pays disposent de bandes passantes parmi les plus rapides au monde. 
• L’Asie-Pacifique « en développement » : les autres pays comme la Chine ou l’Inde qui seront de gros utilisateurs du trafic en raison du nombre de leurs internautes. 

 La Chine représente la première zone en termes de trafic en Asie. La seconde place revient à la Corée du sud qui, en dépit d’une population représentant à peine le quart du Japon, réalise un trafic plus important. Cependant, le Japon devrait devancer son voisin coréen dès 2014. 

 En 2015, la Chine représentera 50% du trafic alors que l’Inde –malgré sa population importante- connaîtra une croissance modeste et n’atteindra même pas le trafic du Japon ou de la Corée du sud. 




Chiffres clés de l’internet en Chine








Au 3ème trimestre 2012, la vitesse moyenne de connexion en Chine était de 2,31 Mb/s (2,19 Mb/s début 2012). A titre de comparaison, la moyenne en France est de 4,9 Mb/s (juin 2012), en Corée du sud de 14,2 Mb/s (juin 2012) et au Japon de 10,7 Mb/s (juin 2012).  

Selon ChinaCache, les provinces les plus « rapides » sont : Shanghai (3,44 Mb/s), Shandong (2,83 Mb/s), Fujian (2,78 Mb/s), Heilongjiang (2,66 Mb/s), Jiangxi (2,63 Mb/s). 
Les provinces les moins « rapides » sont : Xinjiang (1,65 Mb/s), Qinghai (1,67 Mb/s), Guangxi (1,90 Mb/s), Tianjin (1,92 Mb/s), Guizhou (1,97 Mb/s). 

Globalement, les provinces de l’est sont plus rapides que celles de l’ouest : 2,44 Mb/s contre 2,10 Mb/s. 



La Chine compte trois principaux fournisseurs d’accès à l’internet : 
1° China Telecom (ChinaNet”).Vitesse moyenne de connexion: 2,34 Mb/s 
2° China Unicom (“CHINA169”). Vitesse moyenne de connexion: 2,06 Mb/s 
3° China Mobile. Vitesse moyenne de connexion: 1,52 Mb/s 

Généralement, les internautes du sud de la Chine ont une connexion plus rapide avec China Mobile et China Telecom. A l’inverse, les internautes ont une connexion plus rapide avec China Unicom. 


Concernant les connexions internet avec l’étranger, cela dépend des pays. Comme le montre le schéma ci-dessous, certains pays sont connectés avec les 3 opérateurs (par exemple, les USA ou le Japon) et d’autres, comme la France, à un seul. 




 Enfin, on ne peut parler de l’internet en Chine sans aborder la question du« Great Firewall ». Le système de censure chinois du Web est surnommé la "Grande Muraille informatique" ("Great Firewall"), expression associant les mots "Great Wall" (Grande Muraille) et "firewall" (pare-feu informatique). 

Les sites internet et applications dont les serveurs sont hébergés hors de Chine passent par ce pare-feu chinois qui filtre l’ensemble des communications entre la Chine et le reste du monde ce qui a pour conséquence de ralentir considérablement voir de bloquer les sites extérieurs.

Pour vérifier si votre site est accessible depuis la Chine, vous pouvez utiliser cet outil en ligne : www.greatfirewallofchina.org 


Tests de connexion (ping) 
IZIASIA a réalisé des tests de connexion à des sites de luxe et de tourisme français depuis une cinquantaine de serveurs situés en Chine (villes et province testées: Anhui, Beijing, Chongqing, Fujian, Guangdong, Hebei, Heilongjiang, Henan, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi Province, Jilin, Liaoning, Shaanxi, Shandong, Shanghai, Shanxi, Sichuan, Tianjin, Xinjiang, Yunnan, Zhejiang). 

Egalement, ces tests ont porté sur les différences de temps constatées entre les sites destinés au marché chinois (.cn) et ceux destinés au marché global (mais disposant d’une version chinoise).

Bien que les mesures d’accessibilité aux serveurs (ping) peuvent varier en fonction des conditions d’accès au réseau ou au site (afin d’éviter des écarts trop importants, chaque site a était testé 10 fois), les résultats sont sans appel

Les sites hébergés en Chine (dont certains sont couplés à des CDN locaux) sont en général 10 à 20 fois plus rapides d’accès que les sites hébergés à l’extérieur de l’empire du milieu. Toutefois, certaines marques, grâce à de puissants CDN, arrivent à accélérer de façon importante l’accessibilité depuis la Chine de leur site hébergé à l’extérieur. Cela reste marginal car les investissements sont conséquents. 

Pour consulter le détail de ces tests nous vous invitons à télécharger notre étude complète ici


Hébergement d’un site pour le marché chinois

1- L’enregistrement du nom de domaine

Selon le CNNIC, il y avait 3.350.428 noms de domaine enregistrés en .cn fin avril 2012. 

En juin 2012, la Chine a modifié les conditions de réservation des noms de domaine sous les extensions .cn et .com.cn. Les sociétés françaises et les personnes physiques, quelle que soit leur nationalité ou domiciliation, peuvent désormais réserver et activer des noms de domaines sous les extensions .cn et .com.cn, après avoir réussi l’audit du Registre, consistant en une vérification des données transmises auprès d’un correspondant local.

A noter que d’un point de vue SEO, le .cn est privilégié par BAIDU, moteur de recherche N°1 en Chine


 

2- L’obtention de la licence ICP 

L’hébergement de sites internet en Chine est très réglementé et les sites professionnels doivent avoir un numéro d’autorisation attribué par le ministère chinois de l'industrie et des technologies de l'information (licence ICP). Il s’agit d’un numéro d’immatriculation affiché en bas de page. 

Il est impératif d’avoir une représentation sur place (filiale, société partenaire…) pour obtenir une licence ICP. De plus, celle-ci distingue les sites marchands des sites non marchands. Dans le cadre d’un site qui propose de la vente en ligne, une seconde ICP commerciale est nécessaire mais se révèle impossible à obtenir hors groupes et entreprises internationales. Seules les entreprises légalement chinoises dotées d’un capital minimum de 2 millions de RMB peuvent en faire la demande. 

Le délai d'obtention d'une réponse est variable: de quelques jours à quelques semaines. 


3- Le choix de l’hébergement 

Le choix de l’hébergement –en Chine ou ailleurs- d’un site internet destiné au marché chinois (Chine Continentale) dépend de nombreux facteurs: 
-L’objectif du site est-il promotionnel, marchand, jeux en ligne,… ? 
-Le site contient-il beaucoup d’images, de multimédia,… ? Le contenu change-t-il régulièrement? 
-Le site chinois est-il rattaché à une plateforme e-commerce ou un CMS mondial ? Si oui, où est-il situé? 
-Est-ce qu’un échange régulier de données avec le siège est envisagé? Si oui, à quelle fréquence? 
-Quelles sont les zones géographiques en Chine à privilégier ? 
-Quel est le budget alloué pour un hébergement spécifique? -… 

Comme les cas étudiés l’illustrent, le choix de l’hébergement dépend de la stratégie mise en place par l’entreprise ou l’organisme sur le marché chinois et des choix réalisés en termes de web marketing. 

Avec près de 600 millions d’internautes –amateurs de produits de luxe et de voyages en à l’étranger-, la question de l’hébergement et de l’optimisation de l’accès d’un site destiné au marché chinois doit faire l’objet d’une étude attentive, tant marketing que technologique. 

 Découvrez l'intégralité de notre étude



mercredi 30 mai 2012

La présence digitale des sites de tourisme français en Asie

100 millions de touristes chinois sont attendus à travers le monde en 2020 contre 5,5 millions actuellement ; et si les États-Unis, l'Australie, et le Japon sont les trois destinations préférées, la France arrive au cinquième rang devant tous les autres pays européens.

En complément, la France attire déjà chaque année 600.000 Japonais, qui figurent parmi les touristes les plus dépensiers. Auxquels s’ajoutent les touristes –aussi dépensiers- en provenance du sud-est asiatique, de Taiwan ou encore de Corée.

Face à cet important développement du tourisme asiatique en France, quelle est la présence digitale des sites de tourisme français en Asie ?

Une étude menée par IZIASIA indique un intérêt certain pour la clientèle asiatique (version localisée des sites, offres spécifiques,…) mais avec une faible visibilité sur le web local.

Sur 50 sites étudiés, 94% dispose d’une version en anglais, 42% d’une version en japonais et 38% d’une version en chinois. Mais seulement 2% possèdent une URL localisée.


Si cet effort linguistique est à souligner, il reste nécessaire que le site soit accessible localement. En effet, pour un site de tourisme visant une clientèle étrangère, l’internaute-touriste doit pouvoir accéder tout aussi rapidement aux contenus quel que soit l’endroit où il se trouve.

Les résultats des tests sont révélateurs. Globalement, on constate un temps de premier affichage de la page (="first view") de 31 secondes depuis Jiangsu (une des provinces les plus peuplées et riches de Chine) et un temps de chargement complet de près de 44 secondes. Le résultat est identique pour les sites de tourisme disposant d'une version chinoise.

Sauf faisant preuve d'une grande patience, le e-touriste chinois a donc peu de chance de consulter la version chinoise de ces sites.

A titre de comparaison, le temps moyen de premier affichage est de 9 secondes depuis Paris (15 sec. pour un chargement complet).

Concernant les autres villes étudiées, on note des temps intermédiaires :
- first view : 16 sec. Pour Tokyo, 17 sec. pour Singapour
- chargement complet : 25 sec. pour Tokyo et Singapour


D’autre part, parmi les sites disposant d'une version chinoise, 20% ont un dépassement du temps de réponse du serveur (Time-Out) depuis Jiangsu.
Cela tient à plusieurs facteurs : la distance géographique, le « firewall » chinois, l’absence d’optimisation de l’accessibilité, la lourdeur du site,....

La conséquence est que ces sites perdent une grande audience auprès des internautes chinois. Et ce, en dépit de l'effort de communiquer en mandarin.

La mise en place de CDN (Content Delivery Network) pour optimiser la diffusion des contenus serait un bon moyen d’améliorer ces temps de chargement. En effet, seuls 4% des sites utilisent une technique CDN.
A titre comparatif, 30 à 40% des sites de luxe français utilisent un CDN pour leur diffusion en Asie (cf étude sur l’accessibilité des sites de luxe en Asie 2012).

Enfin, aucun des sites étudiés n’est encore localisé en Asie. C’est pourtant la meilleure solution pour affirmer sa présence digitale sur ces marchés:
• Baisse très nette des temps de latence
• Meilleur référencement
• Accroissement des visites



mercredi 11 avril 2012

L'accessibilité des sites de luxe en Asie

L’Asie devient la première zone géographique pour le secteur du luxe. Ce en raison de "l'historique" marché japonais (second marché mondial derrière les Etats-Unis) auquel vient s'ajouter le développement très important du marché chinois mais aussi d'autres marchés comme Singapour, Hong-Kong, Taipei et la Corée.

Parallèlement à la multiplication des ouvertures de boutiques, les marques développent également leur présence digitale : traduction du site web (principalement japonais et chinois simplifié), nom de domaine localisé, …

Mais cette présence digitale est-elle réellement optimisée ?

De Janvier à mars 2012, IZIASIA a mené une étude sur l’accessibilité de 50 sites de luxe en Asie et plus particulièrement depuis Shanghai, Jiangsu, Tokyo, Singapour et Taipei.

Les résultats montrent que l’accès aux sites de luxe depuis l’Asie est loin d’être optimisé :

+ 238% de temps supplémentaire en « first view » (premier affichage de la page avec un cache navigateur et un dns vide) et +183% de temps supplémentaire pour un chargement complet du site par rapport à la moyenne constatée pour New York et Paris :


Lorsqu’on détaille la zone Asie, on constate que Taipei et Tokyo sont les villes où l’accès est le plus rapide. A l’opposé la ville de Jiangsu en Chine (seconde province chinoise en terme de PIB et parmi les 5 provinces qui compte le plus de personnes fortunées) offre une accessibilité réduite.


Il est important de noter que la connexion moyenne en Chine est de 100,9KB/s contre 230,4KB/s pour la moyenne mondiale. Mais cela ne constitue qu’un facteur.

De façon générale, on constate que l’hébergement centralisé en Europe ou aux Etats-Unis est insuffisant pour permettre un accès rapide depuis l’Asie. Egalement, on note que les innovations technologiques en matière d’optimisation sont rarement appliquées, y compris pour les sites hébergés en local.

Les sites qui obtiennent les meilleurs scores sont ceux disposant:
- d’un nom de domaine et/ou un hébergement local
- d’un CDN (60% des 10 sites les + performants)
- d’une page « légère »

Parmi ces sites performants, ceux de Longchamp, Lacoste, Louis Vuitton, Fendi, Cartier, Givenchy,..

Cependant, même si ces sites parviennent à avoir des temps d’accès bien meilleurs que la moyenne, cela reste bien en-dessous des temps constaté à New York ou Paris :


Face à ce constat, IZIASIA et la société RUNISO (www.runiso.com) ont développé la solution RUNASIA qui permet aux entreprises européennes de booster l’accessibilité de leur site en Asie.

RUNASIA est une solution très performante grâce à des :
·         innovations technologiques liées à l’optimisation
·         partenariats stratégiques avec des acteurs locaux majeurs (7 datacenters en Asie : Beijing, Shanghai, Tokyo, Nagoya, Singapour, Taipei, Seoul)